En 1943, il a 10 ans, et avec du carton et du bois, il construit son premier chapiteau et ses premières roulottes avec lesquels lui et ses petits camarades de l’époque s’amusent sur la place de l’Église de La Souterraine.
Un amour inné pour le cirque
D’où lui vient son inspiration, il ne sait l’expliquer mais certainement des artistes itinérants qui s’arrêtaient dans la petite bourgade et aussi de la bande-dessinée, son autre passion.
En 1955, à 22 ans, il expose un premier cirque qu’il a entièrement fabriqué, toujours dans sa ville natale. Le succès est au rendez-vous. Alors tout simplement, il va commencer à vivre de sa passion en parcourant tout d’abord la Creuse puis la France pour présenter ses maquettes. Lui qui aurait aimé être clown, le voilà à la tête du plus petit cirque au monde, chose qu’il n’a jamais regrettée.
Le cirque Valdi au Japon
Au fur et à mesure des années, l’ouvrage se fait oeuvre d’art entre ses mains et prendra le nom de Valdi, pour Valérie et Didier, ses deux enfants.
En 1995, un directeur de parc de loisirs du Japon souhaite acquérir ce cirque. Au début, Maurice Masvignier refuse puis cède pour prendre une paisible retraite. Mais voilà la nostalgie le gagne très vite, et il décide donc de recréer le cirque Valdi… cette fois-ci à l’échelle 1/10ème.
La Souterraine a son chapiteau
2008, la boucle est bouclée et Maurice Masvignier revient sur les lieux de ses débuts, d’où il n’était jamais vraiment parti. Ultime consécration : le chapiteau a désormais pris place à La Souterraine.
Et lui qui, autrefois, s’inspirait des Pinder et autres Bouglione pour créer ces maquettes, aujourd’hui c’est un de ses amis d’un cirque connu qui souhaiterait lui copier son entrée lumineuse. À 75 ans, il dit avoir encore "plein de projets".
Espérons qu’il prenne tout de même quelques instants pour profiter, à son tour, des autres sites creusois, tel le Scénovision de Bénévent-l'Abbaye, à quelques kilomètres de là.