Pourquoi ? Il ne sait l’expliquer, même si cela tient plus du domaine de l’irrationnel que du religieux. "On est naturellement attiré vers les lieux forts et parfois, c’est là où est situé l’église". Niveau architectural, ce qui l’interpelle, c’est la possibilité de deviner l’intérieur rien qu’en observant l’extérieur, comme pour l’église de Bénévent-l’Abbaye et l’abbatiale de Chambon-sur-Voueize.
Un faible pour l'art roman
L’art roman, apparu vers 1030, a continué en Creuse bien après l’apparition de l’art gothique au milieu du XIIème siècle. Les périodes se superposent au sein de ces témoins du passé, même si souvent le roman prédomine dans nos contrées. L’église romane creusoise est plutôt petite, sombre avec des ouvertures étroites et une voûte très lourde.
Pour lui, elle reste mystique, mythique et même plus mystérieuse que les gothiques qui sont plus rationnelles et complexes dans l’architecture. Et les baroques, peu présentes dans notre région, plongent dans "une exubérance factice et une volonté d’émouvoir : simple vernis artificiel".
Pour la liberté de l'art
En sa qualité de plasticien, Gabriel Chabrat est sensible aux églises gothiques même s’il a un faible pour les romanes, sollicitant plus l’imagination. "Les artistes, à une époque qui paraissait synonyme de contraintes, n’hésitaient pas à dénoncer ceux qui détenaient le pouvoir.
Cette liberté, perdue par la suite, favorisait l’imaginaire et les fantasmes". C’est épris de cette même liberté que Gabriel Chabrat a peint l’intérieur de l’Église de Sous-Parsat, guidé par le plaisir de s’exprimer sur de grandes surfaces et s’inspirant de la Bible. Une peinture qui, selon les souhaits de l’artiste, vous interpellera dès le premier pas franchi.