C’est, en tout cas, celle de Pierre Rullière, qui lui a permis de remporter un prix organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie du département. Et ce chef, à la tête avec sa femme Christine du restaurant Le Coq d’Or depuis 1991 à Chénérailles, "n’est pas contre tout ce qui peut valoriser la Creuse".
De bonnes bases pour une bonne cuisine
Notre petit département, coincé entre plusieurs cuisines typiques (auvergnate, corrézienne…) a pu avoir plus de mal à trouver une véritable identité culinaire. Mais il y a de bonnes bases, explique le chef, que ce soient les pommes ou les cèpes, mais aussi les fruits rouges, les fromages des producteurs locaux sans oublier le poisson d’eau douce, les escargots et une petite pointe du safran de Fontanières…
Donc tout en respectant les saisons, il ne reste plus à Pierre Rullière qu’à revisiter le terroir, avec quelques touches de modernité. Et offrir, par exemple, un tiramisu limousin – dont la base est évidemment un gâteau aux noisettes - aux pommes, avec une glace caramel à la fleur de sel.
Place à l'innovation
La Creuse permet à ce chef, pour qui "la cuisine était génétiquement programmée" avec un père et grand-père auvergnats, tout deux charcutiers-traiteurs, un illustre cousin Bernard Loiseau, d’innover.
Innover mais aussi s’amuser en cuisine : essentiel à ses yeux. D’ailleurs ses meilleurs clients, devenus au fil du temps ses meilleurs cobayes, ne s’y trompent pas et n’auraient pu accepter de personne d’autre un plat tel le homard à la vanille !
Secrets partagés
Pour créer ces nouvelles recettes, il peut aussi s’inspirer des stages organisés par les Toques Blanches du Limousin, une amicale qui trouve ses origines dans notre département. D’ailleurs Pierre Rullière parle d’une véritable solidarité en Creuse entre les chefs, qu’il n’a jamais trouvé ailleurs, et qui leur permet parfois de travailler ensemble.
Alors n’hésitez pas à confier vos papilles aux meilleures tables de notre département…